"Le Horla" Guy de Maupassant

Publié le 31 Décembre 2011

http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/134202.jpg

 

4e de couverture:

Le narrateur mène une vie tranquille dans sa maison au bord de la Seine, en Normandie, lorsque d'étranges phénomènes commencent à se produire. C'est la carafe d'eau sur sa table de nuit qui est bue, des objets qui disparaissent ou se brisent, une fleur cueillie par une main invisible... Peu à peu, le narrateur acquiert la certitude qu'un être surnaturel et immatériel vit chez lui, se nourrit de ses provisions. Pire encore, cet être, qu'il baptise le Horla, a tout pouvoir sur lui, un pouvoir grandissant... S'il quitte sa maison, ce pouvoir disparaît ; mais bientôt, il ne peut plus sortir de chez lui, il est prisonnier. D'où vient cet esprit ? Du Horla ou de l'homme, l'un des deux doit périr. 

Le Horla comme les contes fantastiques écrits par Maupassant à la fin de sa vie, alors qu'il sombrait dans la folie, joue délicieusement avec nos nerfs en traitant de thèmes très actuels comme l'angoisse, la hantise du suicide, la peur de l'invisible.

 

Mon avis:

 

Je reviens régulièrement à la lecture des 3 versions successives de cette nouvelle fantastique. J'aime beaucoup le style fluide, descriptif et analytique de Maupassant. C'est pour moi un auteur classique que j'apprécie énormément.

 

Dans cette nouvelle, il a choisi le style narratif dans les deux dernières versions, épistolaire pour la première. Cet aspect a pour effet de vraiment nous plonger directement dans la vie de l'homme. Personnellement, ça me met plus dans l'ambiance d'être dans la peau du personnage.

L'évolution entre les trois versions est flagrante, la première sous forme de lettre, les deux suivantes sous forme d'un journal, le dernier état vraiment complet, abouti, dans les moindres détails, avec plus de descriptions et plus de scènes.

 

Il y décrit un homme qui tombe, lentement, dans la folie. Il touche les points forts, décrit les choses avec justesse.

L'homme se sent envahi progressivement, en danger, il tente de fuir, il tente de se battre...

C'est une nouvelle courte, mais qui est suffisamment fournie pour illustrer les méandres de l'esprit et la torture que peuvent être les hallucinations.

L'être invisible, 'le Horla', arriverait presque à nous effrayer! J'aime vraiment beaucoup ce petit livre!

Rédigé par Sabrina

Publié dans #Fantastique

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article